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Le travail peut-il être encore, un jeu sérieux de la vie ?

 

 

Le rapport du psychanalyste au travail est une chose étrange. Il implique la question de la cause qui nous pousse et qui ne se réduit jamais au produit qui en chute.

On apprend, dans une analyse, à faire de son travail un jeu sérieux de la vie.
Freud en parle très bien dans une lettre adressée au pasteur Pfister, en 1909.
Voilà ce qu’il lui dit, à propos d’un prix que ce dernier cherche à obtenir : « Dois-je vraiment me mêler de vos projets de travail en vous donnant un conseil ? Vous n’êtes pas obligé de le suivre, si d’autres motifs l’emportent…Si cela ne suscite aucun empêchement, tentez la chance ; si cela vous dérange, ne vous y arrêtez pas. Mais terminez ce travail tout de suite et non pas plus tard. Seul le premier élan vous donnera l’entrain, la fraîcheur de conception. Dans quelques années, si vous continuez à travailler, vous aurez sur beaucoup de choses des opinions différentes et plus justes…vous verrez des enchaînements profonds. Mais vous parlerez alors une langue qui ne sera compréhensible que par votre communauté et qui de ce fait ne touchera plus la majorité. » Quant à moi, poursuit Freud, je suis incapable depuis un an de tout travail. Je n’ai pas envie de me préparer pour l’Amérique. Par bonheur, je ne suis plus aussi nécessaire ».

Ceux qui nous font, encore, travailler. La force qui fait transmettre la psychanalyse s’appelle la subjectivité ; Pas de travail, sans symptôme, lequel exige d’y mettre du sien. Lacan, sur ce point n’a jamais cédé, qui s’est imposé dans son cours, chaque semaine et pendant 20 ans, de ne jamais redire deux fois la même chose.

Lire l’article complet de Jacqueline Dhéret

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